Collection Chroma
Chroma part d’une idée toute simple : la couleur ne se voit jamais seule, elle a besoin d’une forme pour apparaître. Chevron, Halo, Prisme, Pulse; quatre dessous de verre, quatre dessins, chacun avec sa façon bien à lui d’attraper la lumière et de la faire courir sur la ligne. La forme du contreplaqué donne la base et la lumière fait naître la couleur au travers du plexiglass.
La collection n’en reste pas là. D’autres objets viendront la compléter avec le temps, portés par cette même idée : donner à la couleur une forme pour se montrer.
Les dessous de verre
Chevron
Chevron part d’un simple trait, court et droit, répété dans trois directions qui se croisent à angle égal. De cette répétition naît un tressage : on croirait voir du raphia ou de l’osier tissé, alors qu’il ne s’agit que de lignes droites, posées les unes à côté des autres.
Le nom vient de cette impression de chevrons empilés, qui changent de sens à chaque rangée. Un motif simple en théorie, mais qui donne le tournis dès qu’on essaie de suivre une seule ligne jusqu’au bout.
Halo
Halo est né d’un cercle qu’on répète, qu’on fait glisser et se chevaucher jusqu’à ce qu’apparaisse, entre les lignes, une étoile qu’on n’a pourtant jamais dessinée. C’est le principe même du motif géométrique : la forme la plus simple, multipliée, donne naissance à quelque chose de plus complexe qu’elle-même.
Le nom s’est imposé de lui-même, cette manière qu’a le motif de faire un halo autour de chaque point de couleur, comme un rayonnement contenu dans une ligne.
Prisme
Prisme joue sur un vieux tour de passe-passe visuel : des losanges alignés côte à côte, et l’œil qui se met à voir des cubes, du relief, des faces qui avancent ou reculent selon l’angle où on regarde. Rien n’est pourtant en volume; tout est plat, découpé dans le même plan. Cette illusion de facettes donne l’impression que la lumière se brise à chaque intersection et change de direction d’un losange à l’autre.
Pulse
Pulse ne suit aucune règle stricte. Des barres de tailles différentes, des ronds qui viennent combler les espaces qui restent, disposés presque comme un signal qu’on essaierait de lire sans y arriver tout à fait. On y voit un code, un rythme, quelque chose qui bat, mais rien ne se répète vraiment à l’identique, chaque ligne rejoue le motif un peu différemment. C’est ce qui donne cette impression de mouvement, alors que le motif est parfaitement figé sur le bois. Comme une fréquence qu’on aurait mise en pause en plein battement, à l’instant juste avant le silence qui suit.